Transmettre procède de l’humilité et du don. Être un adepte de la révolution permet de flatter son ego en faisant appel au mensonge.
Transmission
« La collectivité a ses racines dans le passé. Elle constitue l’unique organe de conservation pour les trésors spirituels amassés par les morts, l’unique organe de transmission par l’intermédiaire duquel les morts puissent parler aux vivants. Et l’unique chose terrestre qui ait un lien direct avec la destinée éternelle de l’homme, c’est le rayonnement de ceux qui ont su prendre une conscience complète de cette destinée, transmis de génération en génération. »
Simone Weil – L’enracinement, 1943
L’individu autonome et sans racines n’existe pas. L’être humain ne peut vivre qu’à l’intérieur de structures organiques dont la première, la famille, lui a donné la vie. Son humanité se développe grâce à l’héritage éducatif, social et culturel qu’il reçoit et qu’il devra, lui-même, transmettre dans sa propre famille et dans la cité pour le bien commun. Chaque être humain est le chaînon d’une chaîne immémoriale.
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Révolution
« Le pouvoir n’est pas un moyen, il est une fin. On n’établit pas une dictature pour sauver une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir. »
George Orwell – 1984
La révolution porte en elle-même sa propre fin. Mise en œuvre par des démiurges qui se prennent pour Dieu, elle n’est, en fait, qu’une immense machine à satisfaire leur ego.
Faisant croire, ou le croyant eux-mêmes dans le pire des cas, que leur puissance « divine » leur permettra de changer le monde, ils s’appuient sur la crédulité populaire.
Promettant le ciel, la révolution n’apporte que l’enfer.
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