Liberté et libéralisme

La liberté

 « La liberté n’est pas l’ennemie de la nécessité, elle en est la cime et la profondeur ; la liberté vit en nous comme une nécessité plus intime et plus pure. Il ne s’agit pas de la floraison d’un monde unique. La fleur ne contredit pas la tige, mais la tige se condense et se dépasse dans la fleur. »

Gustave Thibon « Destin de l’homme »

alexandre-soljenitsyne,M11314La liberté est le pouvoir, enraciné dans la raison et la volonté, d’agir ou de ne pas agir, de poser ainsi, par soi-même, des actions délibérées. Par le libre arbitre chacun dispose de soi. La liberté est en l’homme une force de croissance et de maturation.

La liberté rend l’homme responsable de ses actes dans la mesure où ils sont volontaires. Elle caractérise les actes proprement humains.

Le droit à l’exercice de la liberté est une exigence inséparable de la dignité humaine mais n’implique pas le droit supposé de tout dire ni celui de tout faire.

 

Le libéralisme

 « Le matérialisme libéral affiche son attachement aux droits de l’homme, mais les droits l’intéressent plus que l’homme »

   André Frossard  « Le monde de Jean-Paul II »

new-york-540807_1280Le libéralisme est une vision du monde dont l’anthropologie est celle des penseurs des « Lumières ». Celle-ci consacre l’individu considéré en soi, et sa liberté « naturelle », comme étant constitutifs de la société. La dimension organique et culturelle de la société lui est étrangère.

Dans cette perception l’homme est sa propre origine et sa propre fin. Sa liberté est un droit constitutif de sa dimension humaine.

Cette vision anthropologique se traduit économiquement par une idéalisation du marché censé être à la fois autorégulateur et autorégulé ainsi que la forme « naturelle » de l’échange, condition de la liberté et de la paix.

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